SOUFFLE GRIS >< AN ILL BREATH


  


> Tes larmes salines sur ton corps exsangue, je me souviens... C'est ce souffle gris de ta plèvre cendre, presque éteint. Là où le mal se niche et nourrit son dessein, le remède est bien pire quand il ne peut plus rien. (A mon père)

Le souffle court, le souffle fétide présageant de la mort, je l'ai senti tout au long de l'accompagnement de ses soins palliatifs. Au plus près de lui, trop près et jusqu'au bout. Tellement près que je fus contaminée par sa souffrance. Quand celle-ci gangrène l'esprit jusqu'à la folie, elle emporte tout ceux qui se trouvent sur son passage. Tel un personnage de tragédie grecque, je répète un scénario miroir, une projection de ce passé contagieux. Comme si finalement, rien n'était terminé. Ce souffle gris, mon corps attend le sien, inéluctablement.

> Your saline tears on your bloodness body, I remember... It's that gray breath of your ashen goblet, almost extinguished. Where evil is nurtured and nurishes its purpose, the remedy is much worse when it can not do anything. (To my Father)

The breath is short, the foetid breath oaring death, I felt it throughout the accompaniment of his palliative care. As close as possible to him, too close and to the end. So close that I was contaminated by his suffering. When this gangrenes the mind to madness, its carries all those who are in her way. Like a character of Greek tragedy, I repeat a mirror scenario, a projection of this contagious past. As if, in the end, nothing was finished. This gray breath, my body awaits his, inevitably.






 


 

 


 

 


 

 


 

 


 

 


 

 

 




 

 

Série extraite d'un Workshop avec Claudine Doury